1905-2005 : Einstein, 100 ans de relativité
Année 2005

L’Observatoire de Paris présente, à l’occasion de l’Année Mondiale de la Physique, un cycle de conférences publiques intitulé

« 1905-2005 : Einstein,100 ans de relativité »

- Présentation
- Programme des conférences
- Conditions d’accès
- Comité d’organisation

En partenariat avec l’Institut d’Astrophysique de Paris et le Groupe de Recherche Gravitation et Expérience dans l’Espace (GREX), l’Observatoire de Paris inaugurera, en janvier 2005, un cycle de conférences scientifiques grand public entièrement consacré à la théorie de la relativité dont on fêtera le centenaire de la découverte par Einstein. Grand établissement de recherche et d’enseignement en astronomie et en astrophysique, l’Observatoire de Paris entend s’inscrire pleinement dans l’Année Mondiale de la Physique.

Tout au long de l’année 2005, dix conférences se tiendront un mardi par mois (sauf en juillet et en août), à 19h30, à l’Institut d’Astrophysique de Paris. Le cycle réunira des intervenants d’horizons scientifiques variés, astrophysiciens, physiciens, historiens, épistémologues… Tous auront à coeur de partager leurs connaissances et recherches récentes autour de cette inépuisable question qu’est la relativité : est-ce une théorie si difficile à comprendre ? A quels problèmes se trouvait confronté Einstein lorsqu’il en a posé les bases ? Quel a été son cheminement intellectuel pour la concevoir ? En quoi la relativité est-elle devenue une « boîte à outils » pour toute la physique et en particulier pour l’astronomie de haute précision ? Quelles furent les expériences qui la confirmèrent ? Einstein avait-il raison dans ses prédictions ? Telles seront quelques-unes des questions passionnantes qui seront soulevées au cours de ce cycle. Les intervenants sont des spécialistes bien connus de ces sujets et possèdent un réel sens de la vulgarisation. Le niveau des conférences vise un large public, étudiants et amateurs de science.

Les enregistrements vidéo des conférences sont disponibles sur le site du SFRS-CERIMES quelques jours après chaque conférence, à l’adresse http://www.cerimes.education.fr/ (rubrique « 100 ans de relativité »)

L’accès aux conférences est gratuit dans la limite des places disponibles (140 places) mais nécessite une inscription préalable obligatoire par courriel à adresser à mouette@iap.fr (inscription pour une seule conférence à la fois, et uniquement celle à venir).

A tous les curieux et passionnés de sciences, l’Observatoire de Paris et ses partenaires donnent donc rendez-vous une fois par mois, le mardi, à 19h30

à l’Amphithéâtre Henri Mineur Institut d’Astrophysique de Paris 98 bis boulevard Arago 75014 Paris

Métro - RER B : Denfert-Rochereau

PROGRAMME

Les enregistrements vidéo des conférences sont disponibles sur le site du SFRS-CERIMES quelques jours après chaque conférence, à l’adresse http://www.cerimes.education.fr/ (rubrique « 100 ans de relativité »)

18 janvier : Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien et épistémologue, Université de Nice : « De la relativité à la chronogéométrie »

La théorie de la relativité, comme tout corps de doctrine à ses débuts, a été marquée par des énoncés maladroits et peu conformes à sa nature profonde - à commencer par sa dénomination même. Ces terminologies inadéquates et persistantes constituent autant d’obstacles à sa compréhension et à sa diffusion. Une nécessaire refonte épistémologique, restée largement implicite, permet d’éliminer la plupart de ces difficultés conceptuelles.

15 février : Jean Eisenstaedt, historien de la physique, Observatoire de Paris : « Les racines classiques de la relativité »

Au 18 ème siècle, tout un ensemble de travaux sur la lumière sont passés inaperçus. Basés sur les deux grandes théories de Newton, l’optique corpusculaire et la théorie de la gravitation, ils constituent l’optique classique relativiste des corps en mouvement. C’est là un nouveau préambule aux théories (que l’on dit) de la relativité restreinte et générale.

15 mars : Olivier Darrigol, historien des sciences, REHSEIS (Recherches épistémologiques et historiques sur les sciences exactes et sur les institutions scientifiques), Paris 7 - Denis-Diderot : « Les origines électrodynamiques de la théorie de la relativité »

La théorie de la relativité visait à résoudre les difficultés apparues dans l’électrodynamique des corps en mouvement au tournant des 19 ème et 20 ème siècles. Nous examinerons dans quelle mesure ses principaux auteurs durent sortir de ce cadre étroit pour lever les contradictions qu’ils percevaient.

19 avril : John Stachel, directeur du Center for Einstein Studies, Boston University : « De la restreinte à la générale, l’Odyssée d’Einstein »

Nous suivrons le long voyage d’Einstein, de la formulation du principe d’équivalence en 1907 à la formulation des équations de champ de la relativité générale en 1915. Nous insisterons sur le changement radical des concepts de temps et d’espace qui en résulte.

24 mai : Serge Reynaud, physicien, Laboratoire Kastler Brossel, Paris 6 - Pierre et Marie Curie : « Les tests expérimentaux de la relativité générale »

Les expériences de plus en plus précises réalisées au cours du 20 ème siècle ont confirmé la validité de la théorie einsteinienne de la gravitation. On passera en revue ces expériences, on discutera leur signification et on présentera quelques projets développés aujourd’hui pour améliorer encore ces tests.

21 juin : François Mignard, astronome, Observatoire de la Côte d’Azur : « La relativité dans l’astronomie de précision »

Nous passerons en revue la réalisation des références d’espace par les méthodes astronomiques dont la qualité angulaire est celle de l’épaisseur d’un cheveu vu à 10000 km. La relativité générale, seul cadre conceptuel approprié, fait désormais partie de la boîte à outil de l’astronomie de haute précision. En retour l’astronomie permet d’en tester les limites et de poser des contraintes sur les théories alternatives.

13 septembre : Alain Brillet, physicien, Observatoire de la Côte d’Azur : « Les ondes gravitationnelles et leur détection »

En raison de la faiblesse de l’interaction gravitationnelle, les ondes de gravitation, dont l’existence est prévue par Einstein depuis 1916, n’ont pas encore été directement détectées. Elle constituent pourtant un moyen unique d’étudier les évènements astrophysiques les plus violents, mettant en jeu des trous noirs et autres objets denses et massifs. Nous décrirons les efforts développés par les physiciens depuis plus de 30 ans pour parvenir à les observer : détecteurs en cours de réalisation, et détecteurs en projet, sur Terre et dans l’espace.

11 octobre : Jean-Pierre Lasota, astrophysicien, Institut d’Astrophysique de Paris : « Les trous noirs »

Les astronomes ne doutent plus de l’existence des trous noirs. Les observations des systèmes binaires X et des noyaux de galaxies (y compris la nôtre) apportent pratiquement tous les jours de nouvelles preuves de l’omniprésence des trous noirs dans l’Univers. Une revue de ces observations et un aperçu de l’avenir de l’astronomie des trous noirs seront précédés d’une présentation non technique des propriétés et de l’origine de ces objets extrêmes prévus par la théorie d’Einstein.

8 novembre : Nathalie Deruelle, relativiste , Institut des Hautes Etudes Scientifiques (IHES) : « Cosmologie relativiste »

La relativité générale est depuis 90 ans le cadre obligé pour penser la structure et l’évolution de l’univers. Nous passerons brièvement en revue quelques modèles qui ont jalonné l’histoire de la cosmologie relativiste, puis nous verrons comment elle est depuis 20 ans devenue un cadre qui permet aussi de contraindre la physique de l’infiniment petit.

Conférence de clôture :

6 décembre : Thibault Damour, physicien théoricien, Institut des Hautes Etudes Scientifiques (IHES) : « Cent ans après Einstein : questions et perspectives »

Dans cette conférence de clôture nous évoquerons les problèmes ouverts et les défis (observationnels et théoriques) de la relativité générale actuelle, en particulier celui de son unification avec un autre pilier de la physique du 20 ème siècle, la mécanique quantique.

Conditions d’accès

Comité d’organisation :
- Jean Eisenstaedt, Observatoire de Paris,
- Nathalie Deruelle, Institut d’Astrophysique de Paris et IHES,
- Jean Mouette, Institut d’Astrophysique de Paris,
- Serge Reynaud, Université Paris 6-Pierre et Marie Curie, GREX,
- Service de la Communication, Observatoire de Paris.

Mis à jour le 28 mars 2008
 
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