Les galaxies les plus anciennes de l’Univers sont jusqu’à trois fois plus massives que prévu. Elles renferment davantage d’étoiles naines et moins de géantes brillantes qu’on ne soupçonnait jusqu’à présent. Ce résultat conduit à réviser les modèles de formation d’étoiles et de galaxies en vigueur depuis 50 ans. Basé sur l’observation de 260 galaxies évoluées, distantes de moins de 135 millions d’années-lumière, avec le télescope William Herschel de 4,2 mètres, aux Canaries, il a été obtenu par une équipe internationale qui inclut cinq chercheurs de l’Observatoire de Paris, du CEA, du CNRS et de l’Université de Lyon. Il parait le 26 avril 2012 dans la revue Nature.