
C’est la dernière occasion du siècle. Le 5-6 juin 2012, la planète Vénus passe devant le Soleil. Un phénomène rare et riche en informations sur l’atmosphère de « l’Étoile du berger ». Les astronomes du monde entier se mobilisent pour l’observer depuis l’Asie, le Pacifique, l’Amérique… Parmi eux, les Français prévoient des observations inédites et se préparent à partir en expédition, dans le sillage d’illustres prédécesseurs tels que James Cook, Cassini de Thury au XVIIIe siècle ou Jules Janssen au XIXe. Neuf télescopes mobiles, cinq grands observatoires solaires et six satellites sont impliqués. Enjeu : préfigurer la quête des autres mondes, lointains et habitables. Aux origines de cette mobilisation, deux chercheurs de l’Observatoire de Paris et de l’Observatoire de la Côte d’Azur ont conçu spécialement un instrument original – le cythérographe.

L’étendue des zones humides (marais, tourbières…) a réduit de 6 % en quinze ans, sur l’ensemble du globe. Cette diminution a surtout affecté les régions tropicales et subtropicales, ainsi que les régions qui ont connu les plus importantes augmentations de population ces dernières décennies. Telles sont les conclusions d’une étude menée par des chercheurs CNRS et IRD des Laboratoire d’étude du rayonnement et de la matière en astrophysique (Observatoire de Paris / CNRS / UPMC / Université de Cergy-Pontoise / ENS), Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales (CNRS / IRD / CNES / Université Toulouse III-Paul Sabatier) et de la start-up Estellus . Pour y parvenir, les chercheurs ont, pour la première fois, cartographié les zones humides et leur dynamique temporelle, à l’échelle du globe, entre 1993 et 2007. Cette étude souligne le rôle de la pression démographique sur les cycles hydrologiques. Elle vient d’être publiée dans la revue Geophysical Research Letters.

Jupiter’s icy moons are the focus of Europe’s next large science mission, ESA announced today. The Jupiter Icy moons Explorer – JUICE – is the first Large-class mission chosen as part of ESA’s Cosmic Vision 2015-2025 programme. It was selected over two other candidates : NGO, the New Gravitational wave Observatory, to hunt for gravitational waves, and ATHENA, the Advanced Telescope for High-Energy Astrophysics.

La prochaine grande mission d’exploration spatiale que lancera l’Europe, en 2022, aura pour objectif : les lunes glacées de Jupiter. Le projet d’exploration Jupiter Icy Moons Explorer JUICE est la première mission de grande taille retenue dans le cadre du programme scientifique Vision cosmique 2015-2025, annonce l’Agence spatiale européenne ESA. Ce candidat a été préféré à deux autres : le Nouvel observatoire des ondes gravitationnelles NGO et le Télescope de pointe pour l’astrophysique à haute énergie ATHENA.

On ne les avait plus jamais réobservées depuis leur découverte, en janvier 1986, par la sonde américaine Voyager 2 : les aurores polaires d’Uranus viennent d’être photographiées - pour la première fois - depuis la Terre par le télescope NASA/ESA Hubble. La performance apporte de nouvelles informations sur l’environnement magnétique atypique et mal connu de la lointaine planète. Les résultats obtenus par une équipe internationale qui inclut cinq chercheurs de l’Observatoire de Paris et du CNRS (associés aux universités Pierre et Marie Curie et Paris Diderot) avec le soutien du CNES sont parus le 14 avril 2012 dans Geophysical Research Letters.

Aujourd’hui, les astronomes mettent en oeuvre des techniques de plus en plus sophistiquées pour observer finement des phénomènes se produisant dans l’atmosphère d’étoiles lointaines. Une équipe internationale, comprenant un chercheur CNRS de l’Observatoire de Paris1, a ainsi pu observer trois étoiles en fin de vie, - des géantes rouges (W Hydrae, R Doradus et R Leonis, situées à 180 et à 340 années-lumière) - à partir d’une technique pionnière dite de « masquage de pupille », installée sur l’un des quatre télescopes de 8 m du Very Large Telescope de l’ESO. En détectant dans leur atmosphère de gros grains de poussières, sources possibles de la présence d’un super vent, ils percent l’énigme liée à la perte de la masse stellaire. Ces résultats sont publiés dans le journal Nature, en date du 12 avril 2012.

Une équipe de chercheurs du Laboratoire Univers et Théories (LUTH, Observatoire de Paris/ CNRS/Université Paris Diderot) (1) dirigée par Jean-Michel Alimi vient de réaliser pour la première fois le calcul de la structuration de tout l’Univers observable, du big bang jusqu’à aujourd’hui. La simulation effectuée a permis de suivre 550 milliards de particules. Elle est la première des trois étapes d’un projet exceptionnel, appelé Deus : full universe run (2) réalisé sur le nouveau supercalculateur CURIE de GENCI exploité au Très Grand Centre de Calcul (TGCC) du CEA. La simulation déjà réalisée et celles programmées pour fin mai 2012 constitueront une aide exceptionnelle aux grands projets d’observation et de cartographie de notre Univers. Elles permettront de mieux comprendre la nature de l’énergie noire et son influence sur la structuration de l’Univers, l’origine de la distribution de la matière noire et des galaxies.

NGC 5907 is a spiral galaxy lying in the Dragon constellation, showing extraordinary large loops and currents of stars in its surrounding halo. According to researchers, it could have been formed through a gigantic collision of galaxies, 8 to 9 billion years ago. Six scientists of the Observatoire de Paris, CNRS, Chinese Academy of Sciences, National Astronomical Observatories of China and Aix-Marseille Université propose this scenario on the basis of simulations with 200 000 to 6 million particles. These up-to-date calculations, that include gas hydrodynamics, are able to reproduce in a film the formation of NGC5907 and its surrounding gigantic loops of matter. Results appeared on the cover of the online edition of Astronomy and Astrophysics, the 13 February 2012. They provide an important test for cosmological scenarios.

La galaxie spirale NGC 5907, dans la constellation du Dragon, serait née d’une collision-fusion majeure survenue il y a 8 à 9 milliards d’années. C’est la conclusion que tirent six chercheurs de l’Observatoire de Paris, du CNRS, de l’Académie des sciences chinoise et d’Aix-Marseille Université après 18 mois de travail et des simulations numériques impliquant 200 000 à 6 millions de particules qui expliquent – en images - comment s’est formé ce vaste ensemble de gaz et d’étoiles entouré de boucles de matière. Les résultats publiés en ligne, le 13 février 2012, par Astronomy and Astrophysics constituent un test des scénarios cosmologiques.

NGC 5907 是天龙座中的一个旋涡星系,在包围它的晕中存在着巨大的恒星环。根据研究,它可能形成于80到90亿年前的一次巨烈的碰撞事件。通过国际合作,来自法国国家科学研究中心巴黎天文台,中国科学院国家天文台,艾克斯—马赛大学的6位科学家基于2百万到6百万粒子的数值模拟技术提出了这一假说。包含了气体物理的最新数值模拟再现了NGC 5907及其周围巨大恒星环的形成过程。这一研究结果将为宇宙学假说提供重要的检测,并被选登为2012年2月13日出版的《天文学与天体物理》(《Astronomy and Astrophysics》)杂志的在线版封面上。

Il s’agit de la première étude réalisée sur des données scientifiques collectées par le tout nouveau Atacama Large Millimeter Array (ALMA). En le couplant au Very Large Telescope (VLT) de l’Observatoire Européen Austral, des équipes françaises de l’Institut d’astrophysique spatiale (IAS-CNRS/Université Paris-Sud) et du Laboratoire d’étude du rayonnement et de la matière en astrophysique (LERMA-Observatoire de Paris/CNRS/Ecole normale supérieure/Université Pierre et Marie Curie/Université Cergy- Pontoise) ont pu pour la première fois retracer les prémices de la formation d’étoiles dans les galaxies des Antennes1. Parue le 9 février dans la revue européenne Astronomy and Astrophysics Letters, cette approche novatrice révèle l’origine des super-amas d’étoiles dans les galaxies en fusion.