VILLAGE DES SCIENCES À PARIS
Jardin des plantes, Paris 5e arrondissement
Un stand « astronomie et astrophysique en Île-de-France »
Bar des sciences, à l’amphi Rouelle
Les laboratoire d’astronomie et d’astrophysique en Île-de-France font stand commun au Village des sciences 2007
Pour marquer le 50e anniversaire du lancement du premier spoutnik, les laboratoires d’astronomie et d’astrophysique d’Île-de-France se sont réunis à l’initiative de l’Observatoire de Paris, pour tenir un stand commun au Village des sciences, cette année implanté au Jardin des Plantes. Dans le cadre d’une exposition collective, ils présentent leurs recherches sous l’angle particulier de la conquête spatiale. Intitulée « Une brève histoire de l’Univers », cette exposition retrace en 10 tableaux les grandes questions à l’étude aujourd’hui ainsi que les moyens spatiaux mis en œuvre ou programmés pour y répondre, auxquels participent les laboratoires.
Sur le stand, des « Rencontres avec les chercheurs » se dérouleront tout au long du week-end avec de nombreuses discussions et conférences. Détail du programme des conférences
Enfin, en clin d’œil à l’année héliophysique internationale (IHY 2007), des observations en direct du Soleil seront proposées au public.
Accès libre. Stand « Astronomie et astrophysique en Île-de-France » au Village des sciences – jardin des plantes (entrée Place Valhubert).
Accueil des scolaires le vendredi 12 et samedi 13 au matin, sur inscriptions auprès du Ministère.
Accueil du grand public du vendredi 12 au dimanche 14 de 9h30 à 18h30.
Impulsée l’Observatoire de Paris et ses laboratoires (GEPI, IMCCE, LERMA, LESIA, LUTH, SYRTE), cette opération rassemble le laboratoire APC, l’Institut d’Astrophysique de Paris, l’Institut d’Astrophysique Spatiale (Orsay), l’Institut Pierre-Simon Laplace (CETP, LMD, SA) et le SAp du CEA (Saclay).
Bar des sciences
Les chercheurs participent également à deux Bars des Sciences organisés par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, à l’amphi Rouelle, au jardin des plantes.
Samedi 13 octobre 2007
13h – 14h : La vie a-t-elle pu apparaître ailleurs que sur Terre ?
L’exploration de notre système solaire et la détection de planètes extrasolaires pourront répondre à ce mystère.
Avec Louis d’Hendecourt (IAS), Hervé Cottin (LISA), François Forget (IPSL/LMD)
Journaliste animatrice : Anita Castiel
16h-17h30 : CoRoT : un an après le lancement, les premiers résultats
Vers la découverte de planètes extrasolaires et la détection d’oscillations dans les étoiles pour en comprendre l’intérieur.
Avec Annie Baglin (LESIA/OP), Marc Ollivier (IAS), Eric Michel (LESIA/OP), Didier Tiphène (LESIA/OP), Jean-Louis Counil (CNES)
Journaliste animatrice : Anita Castiel
Programme des conférences sur le stand « Astronomie et astrophysique en Île-de-France »
Samedi 13 octobre 2007
13h : Où sont les autres ?
Dominique Proust, Ingénieur de recherche CNRS au Département Galaxies Etoiles, Physique et Instrumentation (GEPI) / Observatoire de Paris
Derrière cette simple question, la recherche du vivant dans l’Univers est abordée, essentiellement sous l’aspect de « signes de vie », laissant augurer de sa possibilité au-delà de la Terre.
14h : Horloges atomiques et espace
Roland Barillet, Ingénieur de recherche CNRS au département Systèmes de Référence Temps Espace (SYRTE)/ Observatoire de Paris
Outre le temps atomique et UTC (le temps légal), les horloges atomiques sont indispensables à l’aventure spatiale depuis ses débuts. Après la présentation des horloges atomiques actuelles vues de l’intérieur, nous partirons dans l’espace rendre visite à leurs principales applications lointaines.
15h : L’astrophysique de la prochaine décade : le télescope spatial James Webb
Patrice Bouchet, Astrophysicien au Service d’Astrophysique (SAp) / CEA, responsable du Centre « Compétence et support » pour MIRI.
Réalisé par la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, le successeur du télescope spatial Hubble, le James Webb (JWST) sera le télescope le plus performant dont l’humanité disposera pendant la prochaine décade pour répondre aux questions fondamentales soulevées par l’astrophysique du IIIe millénaire. Sous l’égide du CNES, plusieurs laboratoires d’Île-de-France, en particulier le Service d’Astrophysique du CEA à Saclay, jouent un rôle fondamental dans la réalisation de l’instrumentation embarquée. Les objectifs scientifiques poursuivis par le JWST et le télescope, ainsi que son instrumentation seront ici décrits.
16h : Un détecteur spatial d’ondes gravitationnelles : LISA
Gérard Auger, Directeur de recherche CNRS, Laboratoire AstroParticules et Cosmologie (APC) / Université Paris-Diderot, Observatoire de Paris, CEA
Les ondes gravitationnelles, prédites par la théorie de la relativité générale, n’ont jamais été observées directement. Néanmoins l’observation de pulsars binaires a fourni une forte évidence de leur existence. Faisant suite à la construction de détecteurs terrestres, LISA, l’antenne interférométrique spatiale, projetée par l’ESA et la NASA, devrait être lancée sous une décennie. LISA consiste en trois satellites en formation triangulaire. Chaque vaisseau spatial détermine sa distance aux deux autres (environ 5 millions de km) en utilisant des rayons lasers. Le domaine en fréquences accessibles se situera entre 10-4 et 10-1 Hertz.
17h : Où sont les étoiles ?
Françoise Crifo, Astronome au Département Galaxies Etoiles, Physique et Instrumentation (GEPI) / Observatoire de Paris
Depuis des millénaires, les hommes ont reconnu la direction de nombreuses étoiles dans le ciel ; mais la première mesure de distance ne date que du XIXe siècle. En 1980, on ne connaissait encore la distance directe que d’environ 8000 étoiles. Le premier satellite astrométrique de l’ESA, Hipparcos (1989-1993) a profondément modifié cette situation avec un programme de 120 000 étoiles. Son successeur GAIA (lancement fin 2011) observera la bagatelle d’un milliard d’étoiles : pour chacune, position précise « 3D » dans la galaxie et composantes du mouvement, masse, âge, composition chimique, état d’évolution, ce qui permettra de retracer une bonne partie de l’histoire de notre Galaxie, mais aussi de dévoiler nombre de ses secrets intimes.
Dimanche 14 octobre 2007
13h : Témoignage sur un parcours étudiant orienté vers l’astronomie-astrophysique.
Émeric Falize et Cécile Cavet, Thésitifs à l’Ecole Doctorale « Astronomie et astrophysique » d’Île-de-France.
14h : Le calendrier cosmique
Alfred Vidal-Madjar, Directeur de recherche CNRS à l’Institut d’Astrophysique de Paris (IAP) / CNRS, université Pierre et Marie Curie
Nous sommes dans un Univers qui s’est formé il y a 13,7 milliards d’années mais notre système solaire n’est là « que » depuis 4,5 milliards d’années et nos ancêtres les plus lointains depuis « seulement » 7 millions d’années. Ces échelles de temps astronomiques peuvent être perçues grâce à leur transposition au sein d’une année symbolique représentant l’âge de l’Univers : le Calendrier Cosmique. Les conséquences de cette perception nouvelle des temps seront présentées à l’échelle de notre Galaxie et de l’Univers tout entier.
15h :
Discussion “Énergie noire et matière noire : vers un nouveau paradigme cosmologique ?”
Jean-Michel Alimi, Directeur de recherche CNRS, Directeur du Laboratoire Univers et Théories (LUTH) / Observatoire de Paris
L’énergie noire est source de l’accélération récente de notre Univers ; la matière noire, qui constitue la part dominante de la matière présente dans notre Univers, détermine le processus de structuration de notre Univers et l’apparition des galaxies… Energie noire et matière noire sont aujourd’hui les deux questions centrales de la cosmologie moderne. Les interprétations théoriques sur leur nature questionnent les principes fondamentaux de notre paradigme cosmologique. Nous montrerons jusqu’à quel point ces principes sont contestés par les développements les plus récents de la cosmologie moderne et comment par conséquent s’établit la nécessité d’un nouveau paradigme cosmologique.
16h : Observer les premiers moments de l’Univers avec le satellite Planck
Jean-Michel Lamarre, Directeur de recherche CNRS, Directeur du Laboratoire d’Etude du Rayonnement et de la Matière en Astrophysique (LERMA) / Observatoire de Paris.
Le satellite Planck cartographiera les premiers moments de l’Univers en analysant la lumière émise alors qu’il n’avait que 0,03% de son âge actuel. Après avoir expliqué l’origine du fond diffus micro-ondes, nous décrirons le satellite européen Planck, qui sera lancé l’été prochain pour le cartographier avec une précision sans précédent.
17h : Le Soleil en stéréo
Milan Maksimovic, Chargé de recherche CNRS au Laboratoire d’Etudes Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique (LESIA) / Observatoire de Paris.
Seront présentées les premières observations de la mission STEREO, lancée en octobre 2006 par la NASA. Ce nouveau système de surveillance de l’activité du Soleil est constitué de deux sondes identiques dérivant dans le plan de l’écliptique de part et d’autre de la Terre. Ces sondes permettent d’étudier l’origine, la propagation dans le milieu interplanétaire et les conséquences pour la Terre, des « éjections de matière coronale » qui sont parmi les plus importantes perturbations survenant fréquemment dans le système solaire.
À Meudon
sur son campus, 5 place Jules Janssen (92 195 Cedex)
Dans le cadre de la Fête de la Science 2007, l’Observatoire de Paris propose au public et aux scolaires différentes animations présentant les recherches et activités de ses huit laboratoires :
Observation de jour
En cas de beau temps seront proposées des observations diurnes de planetes
Vénus : du lever du soleil jusqu’a 16h environ
Mercure : jusqu’à 17h30 (observation difficile en plein jour)
Jupiter (dimanche uniquement) : jusqu’à 18h30 (observation difficile en plein jour)
ACCUEIL SCOLAIRES À MEUDON
Observatoire de Paris, site Meudon : 5 place Jules Janssen, 92 190 Meudon Entrée sur le site : au fond du jardin public (par le château neuf).
Accueil des scolaires les jeudi 11 et vendredi 12 octobre, de 10 à 16h, sur inscription : service.communication@obspm.fr ou par téléphone auprès de Sabine Lemaître : 01 45 07 74 78
Différentes animations présentant les recherches et activités portées par les huit laboratoires d’astronomie et d’astrophysique de l’Observatoire de Paris sont proposées aux établissements scolaires :
Ateliers pédagogiques
Expositions
Visites d’instruments et de « manips »
Rencontres avec un chercheur
JOURNÉES PORTES OUVERTES À MEUDON Dimanche 14 octobre 2007, de 13h30 à 18h30
Observatoire de Paris, site Meudon : 5 place Jules Janssen, 92 190 Meudon Entrée sur le site : au fond du jardin public (par le château neuf).
Sont proposés au public :
1. Expositions commentées par des chercheurs des laboratoires LESIA (Laboratoire d’études spatiales et d’instrumentation en astrophysique) et GEPI (Galaxies, étoiles, physique et instrumentation)
CoRoT, une mission des métiers : cette mission partie en décembre dernier à la découverte des exoplanètes est prétexte ici à la présentation des nombreux métiers exercés pour concevoir la mission,l’instrument et l’exploitation des données recueillies.
Du Soleil à la Terre : exposition réalisée dans le cadre de l’Année héliophysique internationale pour tout savoir sur le Soleil et les relations Soleil-Terre.
La météorologie de l’espace : réalisée également dans le cadre de l’Année héliophysique internationale, cette exposition présente les conséquences de l’activité solaire sur l’environnement terrestre : perturbations du champ magnétique, dommages causés sur les satellites, problèmes de liaison téléphoniques ou radio…
Les grands télescopes de l’Observatoire européen austral (ESO) : pour comprendre la façon dont les astronomes observent aujourd’hui, une présentation du VLT - very large telescope, les ELT - Extremely Large Telescope, ALMA et de leurs techniques, notamment en optique adaptative…
2. Ateliers pédagogiques :
Des ateliers sont mis en place par l’Unité Formation et Enseignement de l’Observatoire de Paris et par le laboratoire Astroparticule et Cosmologie (APC).
Inscriptions sur place toutes les heures.
3. Visite commentée du Parcours système solaire
Présenté par le service Médiation scientifique de l’Observatoire de Paris
4. Visites d’instruments astronomiques commentées par des chercheurs et ingénieurs de l’Observatoire
Coupole du 1 mètre
Spectrohéliographe, avec observation du Soleil en direct si le temps le permet.
Lumière et Matière avec plusieurs expériences (à la Table équatoriale)
5. Conférences
14h : Le Dôme C en Antarctique
par Cyril Dufour, Ingénieur au laboratoire Astroparticule et Cosmologie - APC, Observatoire de Paris / Paris 6
La recherche en cosmologie peut mener dans des endroits extrêmes pour observer les premières lumières de l’Univers. Il est primordial pour la caractérisation du fond diffus cosmologique de disposer d’un site d’observations présentant une faible humidité ambiante ainsi qu’une couche atmosphérique mince et stable. Dôme C, base franco-italienne en Antarctique est le parfait candidat. Il fallait maintenant installer l’expérience BRAIN à 1 6000 km de Paris, acheminer le matériel, tester la logistique, essayer différents moyen de communications par satellite afin de surveiller les données qui seront enregistrées pendant plusieurs années. L’Antarctique se mérite, ce n’est qu’après 24h en avion, la traversé d’une dizaine de fuseaux horaires et 10 jours de mer en passant les quarantièmes rugissants et cinquantièmes hurlants que le seul continent glacé est atteint. La base Concordia n’était plus qu’à un saut de Twin-Otter et nous allions découvrir le site le plus inaccessible d’expérimentation de la cosmologie.
15h : La traque des planètes extrasolaires par Daniel Rouan, Directeur de recherche CNRS à l’Observatoire de Paris (LESIA)
La recherche de systèmes planétaires autres que celui que nous connaissons autour de notre Soleil, fait l’objet d’une quête de plus en plus intensive. Au-delà de la dimension philosophique qui interpelle chacun d’entre nous, leur étude doit nous permettre de comprendre ce qu’a été la naissance de notre propre système et ce que sera son futur. À moyen terme c’est même une réponse à la question de la fréquence de la vie dans l’Univers qui pourra être apportée. La traque, qui a commencé à donner ses premières prises il y a maintenant douze ans, se fait grâce à une palette variée de méthodes et d’instruments, chacun ayant des avantages et des limites. On donnera un panorama de ces méthodes et de leur palmarès actuel, ainsi que des perspectives qui s’ouvrent à l’échéance de ce premier quart du XXIe siècle.
16h : L’atmosphère solaire : un circuit électrique sans fil par Guillaume Aulanier, astronome à l’Observatoire de Paris (LESIA)
Le Soleil ne s’arrête pas là où on le voit. Il est entouré d’une enveloppe ténue et chaude, composée d’un gaz magnétisé qui conduit l’électricité. Hormis durant les courtes éclipses solaires, cette « atmosphère » est observable depuis les observatoires terrestres ou spatiaux, dans toute la gamme du spectre électromagnétique allant des ondes radio jusqu’aux rayons X. L’activité électrique du Soleil se manifeste de nombreuses façons, notamment par des protubérances suspendues en lévitation magnétique, des boucles coronales parcourues par des courants de plusieurs milliards d’ampères, et des éruptions qui libèrent en quelques minutes seulement une énergie supérieure à un million de fois la consommation électrique annuelle en France. L’exposé montrera des observations spectaculaires de ces phénomènes, puis discutera de leur transport dans le vent solaire et de leurs conséquences au voisinage de la Terre.
17h : Des trous noirs géants dans le coeur des galaxies par Suzy Collin-Zahn, chercheur émérite CNRS à l’Observatoire de Paris (LUTH)
Les quasars sont des astres très lointains et très lumineux, rayonnant chacun autant que mille ou dix mille galaxies. On attribue leur puissance à la présence d’un trou noir géant, atteignant des milliards de fois la masse du Soleil qui attire inexorablement la matière située à proximité. C’est cette matière qui devient lumineuse juste avant d’être engloutie. On avait la preuve depuis une vingtaine d’années de l’existence de trous noirs ayant la masse d’une étoile, mais ce n’est que depuis quelques années qu’on a eu celle de trous noirs géants dans les cœurs de pratiquement toutes les galaxies. Ce sont les résidus de quasars ayant vécu dans le passé. Un tel trou noir d’environ quatre millions de fois la masse du Soleil a été ainsi découvert au centre de la Voie lactée. Il a été « actif », mais il est maintenant quasiment invisible. Cependant le feu couve encore sous les braises, et il pourrait bien se rallumer dans quelques millions ou même seulement dans quelques milliers d’années.
DÉTAILS PRATIQUES POUR MEUDON
Pour se rendre à Meudon
En voiture :
carte
5 place Jules Janssen
92195
Meudon
Par les transports en commun :
par le train : Gare Montparnasse au départ de Paris, direction Versailles ou Plaisir : prendre le train qui s’arrête à toutes les gares et descendre à l’arrêt BELLEVUE. Compter ensuite 15 minutes de marche à pied pour rejoindre l’observatoire.
par le RER : Ligne C, descendre station MEUDON VAL FLEURY. Compter ensuite 15 à 20 minutes de marche à pied pour rejoindre l’observatoire.


