Le 19 juillet dernier, 15 ans après l’impact de la comète Shoemaker-Levy 9, Jupiter la planète géante du Système solaire a de nouveau subi une spectaculaire collision. C’est l’astronome amateur australien Anthony Wesley qui l’a découverte. Le phénomène a laissé une cicatrice sombre aussi grande que l’océan Pacifique près du pôle sud de l’astre. Les astronomes de l’Observatoire de Paris se sont précipités…
Tous les observatoires se mobilisent afin de scruter les suites de l’événement. La dispersion des débris dans l’atmosphère venteuse de Jupiter se prolongera jusqu’à août. Les clichés pris sur le vif par les astronomes de l’Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémérides - IMCCE et du Laboratoire d’Etudes Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique - LESIA sont présentés ci-dessous.
Les chercheurs tentent aussi de suivre l’évolution à l’aide de la grande antenne de 30 mètres du Pico Veleta, près de Grenade, en Espagne, et du Very Large Telescope, au Chili. Les premiers résultats des campagnes d’observations coordonnées seront présentés le 17 septembre, de 12h30 à 14h, lors du European Planetary Science Congress de Postdam, en Allemagne. Affaire à suivre…
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- 25 juillet : Jupiter et la trace de l’impact, vue au télescope de 1 mètre du Pic-du-Midi. A gauche, dans la longueur d’onde du méthane, la cicatrice apparaît brillante. Dans le visible, à droite, elle est sombre.
(François Colas / IMCCE / Observatoire de Paris)
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- 27 juillet : Jupiter, la trace d’impact (grise, en haut à droite), et le satellite Io.
(Nicolas Biver / LESIA / Observatoire de Paris)
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- L’impact au pôle sud de Jupiter, vu le 20 juillet par le télescope infrarouge IRTF de 3 mètres de la Nasa, à Hawaï.
(Nasa/JPL/ITRF)
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