
- Ludwik Celnikier
- (Observatoire de Paris)
Un simple miroir constitue déjà un objet paradoxal : il inverse gauche-droite, mais pas haut-bas : pourquoi ?
Certains paradoxes, comme celui d’Achille et la tortue, énoncé dans l’Antiquité grecque, ne pouvaient être résolus qu’après l’invention d’une nouvelle mathématique.
D’autres, comme le paradoxe d’Olbers, pressenti déjà par Kepler et qui suggère sous sa forme moderne que tout point de l’Univers devrait être aussi chaud que la température moyenne des surfaces stellaires, ne pouvaient être résolus qu’à la lumière des découvertes de la deuxième moitié du XXe siècle.
Enfin, la complexification ininterrompue de la vie depuis les premières molécules carbonées, semble faire un grand pied de nez aux lois strictes de la thermodynamique qui préconisent plutôt une « désorganisation » inéluctable de tout système fermé ; ce paradoxe d’ailleurs a servi pour justifier une création divine de la vie.
L’atelier d’astrophysique cette année sera donc consacré à une étude d’un certain nombre de paradoxes, apparents ou réels, anciens et modernes.. Comme dans le passé, aucune connaissance spécialisée n’est nécessaire … juste un esprit éveillé !
