Le concept de trou noir a émergé il y a près d’un siècle, peu après
l’élaboration de la relativité générale par Einstein. En 1939,
Oppenheimer a prédit que l’explosion d’une supernova doit laisser
derrière elle un cœur compact qui, s’il est plus massif qu’environ
trois soleils, va s’effondrer pour donner un trou noir.
Ce n’est qu’en 1971 qu’on observe pour la première fois un couple d’étoiles dont l’un
des membres est très probablement un trou noir qui attire la matière de
sa compagne. Mais on n’en acquiert la certitude que vingt ans plus tard.
Par ailleurs, on découvre en 1963 une catégorie d’astres étranges, à la
fois très lointains et extraordinairement lumineux : les quasars. Il est
rapidement clair que ceux-ci tirent leur énergie de la chute de matière
sur des trous noirs géants de centaines de millions de masses solaires
situés au cœur d’une galaxie. La lumière ne peut s’échapper du trou
noir lui-même, mais la matière devient lumineuse juste avant d’être
engloutie dans le trou noir.
Depuis, on est certain qu’il existe des trous noirs géants dans pratiquement tous les cœurs des galaxies, résidus des quasars du passé. Un tel trou noir, d’environ
quatre millions de fois la masse du Soleil, a été découvert au centre de
la Voie lactée. Il est maintenant quasiment invisible. Mais le feu couve
encore sous les braises… et il pourrait bien se rallumer dans quelques
millions d’années.
Horaire
14 heures
Lieu
Amphithéâtre Caquot
Musée de l’air et de l’espace
Aéroport de Paris
93352 Le Bourget
Entrée gratuite
Inscription souhaitée
papa.amadou.gaye@museeairespace.fr
01 49 92 70 67
